Moi et ma Pomme

Déboires d'un obsédé textuel

Archive for février, 2013

Ceci n’est pas un test

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« Le message, c’est le médium. » - Marshall McLuhan, 1964

 

 

Written by gringoteq

février 26th, 2013 at 1:09

Hédonisme bourgeois, l’aventure dans le salon

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Y’avait cette bouteille de Jagermeister qui me faisait de l’œil, exposant fièrement sa demi-vacuité comme symbole d’une victoire inutile, le verre flambant et le liquide poisseux. #TopChef s’était achevé sans que j’eusse retenu la moindre chose, excepté cette petite crotte de gel dans les cheveux de Norbert. Internet était reluisant de désirs interminables et j’en avais conclus que je ne pouvais décidément pas laisser ce putain de cerf me toiser de haut. Certes, cela faisait quelques mois qu’il veillait paisiblement sur ces intérimaires aux grains écossais et russes, ces stagiaires liquoreux et ces essences chamaniques volatiles. Ce putain de cerf au nom aussi imprononçable que son goût brandissait ses bois en référence à la gueule que j’aurais le lendemain, doigt dans la trachée et main sur le cœur. Il était temps que je lui montre qui manipule qui.

Résolu à gagner ce combat de mal avec mon pote Jager, je quittai momentanément la présence surréaliste des lolcats et des vlogueurs en pleurs pour saisir un réceptacle digne d’abreuver ma soif lourdingue. C’est alors que j’aperçus cette vaisselle sale trônant dans mon évier, la purée et le fromage fondu étalés comme les vieilles vomissures d’un dimanche matin. J’eus cette réflexion.

Un verre de Jagermeister, ça signifie picole prolongée. Je serai reparti à mater téléachat en flamand tout en lisant des commentaires Youtube. Je grillerai trois ou quatre clopes (je vois le visage souriant d’un présentateur aux dents éclatantes me faisant un double pouce levé vers le haut), je renverserai de la cendre, j’insulterai sûrement une ou deux personnes sur Twitter et trouverai que ça ferait un excellent post de blog. Je chierai un texte au style moyennement vulgaire, vaguement hipster, totally baraki ! puis irai me coucher vers 3h du mat’ en me disant que je n’écris vraiment que de la merde.

Dépité, dégoûté de moi-même, je tournerai dans mon lit pendant deux heures en pensant à la pile de travaux à faire qui s’agrandit dans mon agenda psychique. Le sommeil s’installera malicieusement, entrecoupés d’images bizarroïdes faites d’horloges fascistes, les aiguilles figées sur 5h35, et de compas marchant au pas de l’oie. Le réveil angoissé se fera 10 min avant la sonnerie du réveille-matin (8h pour être à 9h en cours). Pendant ces 10 minutes, je repenserai aux multiples possibilités qui me seraient offertes si je faisais quelques efforts.

Waking up

Une chose est certaine, il faudrait redynamiser toute cette carcasse et cette vie nonchalante. La meilleure façon de le faire serait d’être organisé.

Dressons un planning !

Imaginons les 24h idéales à partir du point G de l’instant T où la vaisselle m’a plongé dans une sérieuse introspection. (Effet Papillon, Retour vers le futur, Futurama, Allo Ici-Bla-bla, Tori Black loves two big mexican dick when eating popcorn, toussa…)(Non, je déconne, je ne faisais pas allusion à ces chefs-d’œuvre du cinéma. La seule chose dans cette histoire qui est vraiment intéressante, c’est la vaisselle sale, rapport aux innombrables jeux de mots qui en découlent : Pas de bol, Ras le bol, Pas dans mon assiette, A côté de la plaque, A la casserole[1]bref, que des trucs de loosers.)

Donc, je suis face à cette vaisselle, il est minuit moins dix et je prends une excellente résolution.

J’abandonne mon idée de verre et lave la vaisselle.

Dix minutes plus tard, je me brosse les dents, enfile mon pyjama, décide de lire toutes les pages du dictionnaire allant de Bébé à Berceau puis m’allonge sur le dos, le regard tourné vers Jésus avant de m’endormir avec un rayon de lune emprisonné dans les pupilles. Il est 00h30 et c’est déjà un peu tard.

Lorsque le doux tintement du réveille-matin annonce les rayons espiègles d’un soleil taquinant les voiles blanchâtres et étiolés de la brume matinale, je baille jovialement devant les deux aiguilles réunit sur le 6.

J’ai bien dormi.

J’enfile mes baskets, mon survèt’ à capuches et un pantalon moulant en acrylique. Sentir mes cuisses bien serré dans ce vêtement synthétique aux couleurs flashys réveille en moi des montées d’adrénalines et m’encourage à faire quelques exercices sportifs.

Le frimas recouvre les hêtres de la forêt de Soignes d’un manteau étincelant, s’écharpant entre les branches comme les vestiges fantasques du passage des sorcières. Les pigeons chantonnent sur le doux ronronnement des véhicules de livraison. De retour chez moi à 7h30 pétantes, je presse quelques oranges sanguines (en ce moment, je me le permets, c’est la saison ! CECI EST UN SMILEY). Ce doux nectar vitaminé accompagne joyeusement la valse mélodieuse des flakes crépitant sous l’action des lactoses. Merveille d’un monde organisé, à 8h, j’attrape mon tram et parvient à l’école avec une demi-heure d’avance. C’est excellent, ça me permet de réviser un petit peu et de ramasser les mégots qui jonchent le sol.

La journée se passe à merveille. Placé au premier rang, les yeux clairs et les oreilles vibrantes, je m’imprègne de toutes les merveilleuses paroles de mes enseignants, loin des quolibets du fond de la salle. A la sortie des cours, je rejoins rapidement mon foyer pour retranscrire et approfondir toute cette sagesse, synonyme d’avenir brillant, de maison avec garage, de bébé et de chien.

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Vers 18h, je me prépare une collation légère pour une digestion tranquille. Cette popote gourmande achevée, je lave et essuie ma vaisselle en trépignant sur le suspense insoutenable de The Voice.

A 22h15, la télé est éteinte et je glisse mon corps d’athlète dans des draps frais et confortables. Après avoir relu un article sur cette génération inconsciente qui ne pense qu’à s’amuser, j’éteins la lumière et rejoins Morphée. Un hibou hulule les 23h saluant cette vie saine que je mène.

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Après cette longue réflexion je me suis servi un verre de Jagermeister.


[1] Ça me rappelle un bon porno ça.

Written by gringoteq

février 19th, 2013 at 2:51