Moi et ma Pomme

Déboires d'un obsédé textuel

Archive for novembre, 2013

Madonna, Lucifer et les franc-maçons

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Voici une vidéo réalisée avec soin. On y apprend que Madonna appartient à l’ordre des francs-maçons et aime s’adonner à des séances intensives de coïts avec le diable.

« Avez-vous remarqué que la vidéo dure 14:57?

Cette durée n’est pas le fruit du hasard, ni la conséquence d’un mauvais montage.

Lorsque l’on additionne les chiffres qui composent cette durée, on obtient le chiffre 8.

1457 = 8

8, c’est le symbole redressé de l’infini.

infini 8

8 est donc le contraire de l’infini, son opposé.

Le paradigme contraire à la notion de l’illimité est un concept achevé, délimité par un début et une fin.

Le 8 est donc le symbole de la fin des temps.

Les symboles ne sont jamais dissimulés au hasard. Si cette vidéo  dure ce temps précis, c’est parce qu’elle est un signe avant-coureur de l’apocalypse.

C’est donc le DIABLE qui l’a partagée pour mieux nous faire comprendre sa présence. »

- le diable-

 

Le diable a pris possession de Moi et Ma Pomme pour expliquer que le diable a pris possession du réal’ de la vidéo pour expliquer que le diable a dirigé Madonna. Ceci dans le but de nous démontrer que le diable existe.

CQFD

 

 

Written by gringoteq

novembre 22nd, 2013 at 4:10

Free Partouze Teknoïdale

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Pont d'autoroute

Le week-end dernier, y’avait la I Love Techno. MeMP n’y a pas été, lui préférant une petite soirée informelle qui a réuni 200 personnes sous un pont.

Bretelle d’autoroute jamais utilisée, conséquence désastreuse des réflexions administratives dont Bruxelles en a le secret, ce pont est si large qu’il se divise en trois. (Ne vous fiez pas à l’illu. Mon téléphone est tellement naze que je n’arrive plus à en sortir aucune donnée. Résultat: je pioche des photos au pif sur Google Image.) Sous chacun des trois ponts, se trouve un espace suffisamment large pour y garer 5 familles de Roms, ou deux familles d’Hollandais en vacances.

Ni rom, ni hollandaise, la ribambelle de vieux allumés qui a égayé ces couloirs spacieux et bitumeux pencherait plutôt du côté des jeunes sages hallucinés, ou des déglingos intelligent.

Intelligent ? Sage ? Mais quelle est la baise ?

MeMP a vu de la sagesse dans ces retrouvailles d’alcoolosophes. Bien sûr, ce ne sera jamais la sagesse qui est compilée dans les encyclopédies poussiéreuses, dans les smartphones des intelligentsias publicitaires ou dans les directives de la forteresse Europe. MeMP part du principe inverse à la tendance générale pour affirmer que tout ce qui est interdit révèle forcément quelque chose d’intéressant. A l’image de cette free-party : belle, spacieuse, longue et vaguement illégale.

La question de l’illégalité pourrait être défendue avec des arguments de sécurité, d’espaces privés ou d’absence de taxes. C’est souvent la raison invoquée pour stopper ce genre d’évènement. Pourtant, l’agent de police qui aurait débarqué à cette free n’aurait jamais voulu stopper quoi que ce soit tant la fête transpirait l’amour et la coolitude.

Mais putain de bordel de merde ! On était à une fête d’hippies ou quoi ? Pantalons mous, jupes de gitanes, barbes longues, coupes moyenâgeuses, fleur dans les veuch’, bouches en lsd et pupilles en arc-en-ciel ? Non, non, non, pas du tout.

Y’avait simplement des djs dingues de musique. Le genre de fanatiques cap’ d’écouter une boucle durant 40 minutes. Tout ça, uniquement parce que le sautillement de l’aiguille lorsque la boucle se réenclenche produit chez eux un sentiment orgasmique. Des passionnés de musique. Celui qui n’a jamais trempé sa culotte à l’audition d’une trompette de Miles Davis, d’un orgue de Brian Eno ou d’une rythmique hypnotique teknoïdale ne pourra jamais comprendre. Car les enragés de musique dont il est question ont une passion : le son.

Cette passion, ils tentent de la communiquer dans les free, au risque parfois de décevoir les glandus afficionados de l’I Love Techno ou autres concepts où la musique transforme l’ambiance en stade de foot. Ceux qui ont pour habitudes de suer sur des plages sonores identiques et sur-copiés, croquant leurs ecstasy dans le but de garder un souvenir périssable d’un trou noir, se plaindront d’office de cette passion.

Une nuit entière, passée à enchainer les rythmes comme s’ils étaient des esclaves sonores, manipulant les danseurs tels des marionnettes en transe, les djs ont plissé leurs plaques dans la géomorphogenèse de la musique. Un magma flamboyant s’est emparé des auditeurs, brûlant les bottes, vidant les yeux de leur substance. Alors, le soleil s’est pointé.

L’astre titanesque, démultiplié par les horizons cannelés du psychédélisme, s’est faufilé sous les viaducs. Les basses se sont gonflées, se muant en crapauds joyeux et bondissants. Quelques donzelles zigzagantes ont esquissé des pas de danse sur l’asphalte soyeuse de poussière. Le monde est passé en technicolor, abandonnant cette teinte pelliculaire des films des années vingt, pour virer dans l’absurde grandiose.

Grandiose, je ne saurais dire pourquoi. Mais c’était le cas. Les rayons de soleil s’accouplaient parfaitement avec une musique trébuchante, décalcomanie fantasque d’un cortège militaire. Quelque part, dans les limbes de la techno, les incroyants retrouvaient leur foi. En quoi ? Aucune idée. Peut-être était-ce l’entraide sous-entendue par l’établissement d’une soirée gratuite ? Ou la présence d’un bar aux tarifs audacieusement bas ? Ou encore, ces ânes s’esclaffant avec moult ridicule sur un jeu de mot ? Perso, je pense que c’était la techno.

Vers 16h, les organisateurs ont ramassé la dernière canette avant d’aller se crasher dans une réalité quelconque. Ils n’ont laissé aucune trace derrière eux, si ce n’est ce tampon indélébile dans ma synapse : zbeing zbeing zbeing zbeing…

Cette histoire est vraie car elle est sur Internet.

Written by gringoteq

novembre 14th, 2013 at 6:47